Hier, c’était non seulement le 1er mai, mais aussi la Journée mondiale de l’asthme. La Global Initiative for Asthma : GINA a proclamé cette journée d’action et l’a fixée au premier mardi de mai. Une occasion bienvenue pour les médias, les associations et les institutions de placer le thème de l’asthme. Dans le monde pratique, nous sommes confrontés à ce problème tous les jours, aussi une journée mondiale comme celle-ci ne vaut-elle guère la peine d’être mentionnée. Mais c’est une bonne occasion de discuter brièvement de la nouvelle directive sur l’asthme, que vous avez probablement déjà consultée. La connaissance globale de l’asthme s’améliore, mais ça reste un sujet tabou. L’asthme est sournois. C’est une vraie maladie qui peut être fatale. Chaque année en effet, près de 1 000 personnes meurent d’asthme en France. Pourtant, cette maladie est bien souvent considérée, à tort, comme une affection banale. 


Qu’est-ce que l’asthme ?

Le contrôle de la maladie repose essentiellement sur un traitement de fond quotidien combiné à un traitement des crises lorsqu’elles se présentent à l’aide de bronchodilatateurs d’action rapide. Décrite par l’Inserm comme une inflammation chronique des bronches, entraînant leur hyperréactivité à certaines substances, l’asthme, dont les premiers signes surviennent le plus souvent pendant l’enfance, se manifeste essentiellement par des crises, qui prennent la forme de sifflements et de gênes respiratoires. Dans les cas les plus graves, ces crises peuvent nécessiter une hospitalisation. Les chercheurs constatent aussi qu’il n’existe pas un asthme, mais plusieurs formes de la maladie ainsi que différents stades : intermittent, persistant léger, modéré et sévère. L’asthme, enfin, ne se guérit pas, mais une bonne prise en charge permet de contenir la maladie et de maintenir une bonne qualité de vie chez les personnes atteintes. Les causes profondes de l’asthme ne sont pas complètement élucidées, mais on connaît du moins les facteurs déclenchants de la maladie. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé : OMS, le facteur de risque le plus important est l’inhalation de particules susceptibles de déclencher des crises : allergènes domestiques : acariens, pollution, poils de chats notamment, allergènes extérieurs : pollens, moisissures, fumée du tabac, produits chimiques irritants, pollution de l’air. D’autres facteurs sont également susceptibles de déclencher des crises d’asthme tels que le froid intense, le stress, une émotion intense ou encore parfois l’exercice physique, même si le sport reste conseillé par les experts. La prise de médicaments : aspirine, autres anti-inflammatoires non-stéroïdiens et bétabloquants peut aussi déclencher des crises chez certaines personnes. Notre mode de vie dans un environnement de plus en plus toxique : pollution, tabac serait à l’origine de l’augmentation de cette pathologie.

La nécessité d’un traitement de fond

Mal pris en charge, ou mal traité, l’asthme peut devenir une maladie grave. Insomnies, baisse d’activité, absentéisme à l’école ou au travail, l’asthme altère parfois considérablement la qualité de vie des personnes atteintes. L’asthme ne se guérit pas. Malgré tout, on peut vivre normalement lorsqu’on est asthmatique grâce aux traitements de fond qui existent aujourd’hui. Le contrôle de la maladie repose essentiellement sur un traitement quotidien : anti-inflammatoires, corticostéroïdes inhalés ou anti-leucotriènes pouvant être associés à un bronchodilatateur de longue durée d’action combiné à un traitement des crises lorsqu’elles se présentent à l’aide de bronchodilatateurs d’action rapide. Les pneumologues mettent particulièrement en garde les adolescents. Aujourd’hui encore, on rencontre trop d’adolescents qui n’ont jamais passé d’explorations fonctionnelles respiratoires : EFR. Sans des examens qui permettent d’apprécier la sévérité de la maladie et ses causes précises, les professionnels sont dans l’incapacité d’aider les patients à appréhender leur maladie. Les pneumologues sont unanimes : une détection précoce est primordiale pour traiter les symptômes au plus vite, éviter les aggravations et faire que le patient, et tout particulièrement l’enfant, s’approprie sa maladie pour mieux la dominer.

Quelles avancées dans les traitements de l’asthme sévère ?

L’asthme étant principalement dû à des allergies, des équipes de l’Inserm se penchent en ce moment sur l’éventualité d’un vaccin spécifique contre l’asthme dit aux acariens. Deux approches sont privilégiées : l’une qui consiste à administrer l’allergène, la protéine d’acarien à l’origine de l’allergie et l’autre de vacciner avec l’ADN de cette protéine. Le procédé, expérimenté pour l’heure sur des animaux, donne des résultats encourageants selon l’équipe en charge de l’étude. Pour les sujets à risque, des enfants dont les parents sont asthmatiques, les chercheurs espèrent mettre au point des stratégies de prévention soit à l’aide de vaccins, soit grâce à la modification du régime alimentaire pour rééduquer le système immunitaire dans un sens qui tolèrera les allergènes de l’environnement et qui ne déclenchera pas la maladie. Il existe également un autre traitement actuellement en développement : la thermoplastie. Cette technique consiste à brûler les muscles lisses bronchiques par radiofréquence, au rythme de trois séances à trois semaines d’intervalle. Les résultats sont déjà prometteurs chez certains patients qui souffrent de formes sévères d’asthme. Quoiqu’il en soit, on ne dispose pas aujourd’hui d’un traitement qui soit adapté à tous les patients. Il faut donc vraiment cibler les traitements personnalisés en fonction du type d’asthme devant lequel on se trouve, qui peut être très différents d’un patient à l’autre. D’où l’intérêt d’un suivi personnalisé et d’une éducation thérapeutique pour affiner les traitements.

Entrer directement en contact avec les urgences


L’application donne les signes de la crise et les règles à suivre quand elle survient. Parmi ces règles, les plus importantes : ne pas bouger le malade, et appeler immédiatement les secours. L’application met donc à disposition un “bouton 15”, qui permet d’entrer directement en contact avec les urgences, en bougeant le moins possible. L’application comprend également un système de géolocalisation, qui indique à l’utilisateur le service d’urgences le plus proche, son adresse et son numéro de téléphone. C’est la deuxième partie de l’application, elle est à utiliser en cas de doute. Car solliciter les urgences, lorsqu’on est asthmatique, est toujours conseillé. Des pneumologues ont expliqué qu’il vaut mieux se rendre aux urgences pour pas-grand-chose qu’y aller quand il est trop tard. C’est terrible de dire ça, quand on connaît la crise des urgences actuelles, mais c’est malheureusement vrai.

Éviter des catastrophes

Avec une bonne communication, on pourra éviter des catastrophes. Sauver une, deux ou trois vies peut aider d’autres parents. Quatre millions de Français souffrent d’asthme, selon l’association Asthme & Allergies. Lorsque la crise survient, l’asthme empêche la respiration. Les bronches se resserrent et ne laissent plus passer l’air normalement. Sans traitement, le malade est asphyxié. Pour éviter au mieux les crises, il est impératif de faire attention aux facteurs aggravant, comme la poussière et les allergies, et de se faire suivre par un pneumologue.

Cinquième étape de la thérapie : les produits biologiques comme médicaments de premier choix

Parmi les innovations, on peut citer 5 au lieu de 4 : la directive nationale prévoit également cinq niveaux de thérapie au lieu de quatre. Pour les patients souffrant d’asthme sévère, des produits biologiques sous forme d’anticorps monoclonaux : anti-IgE ou anti-IL5 sont maintenant disponibles comme médicaments supplémentaires de première ligne. Avant de prescrire des stéroïdes oraux, le pneumologue doit vérifier les critères d’indication de ces produits biologiques encore assez coûteux. En général, une stratégie d’intensification ou de diminution et une désescalade médicamenteuse avec un bon contrôle de l’asthme sur 3 mois est considérée comme une stratégie d’intensification. La théophylline et le cromone ne sont pas des remèdes de premier ou de second choix et ne sont indiqués que dans des cas exceptionnels bien justifiés. CSI de la phase 1 : l’utilisation permanente de cortisone inhalable à la plus faible dose disponible est déjà envisagée au stade de la thérapie 1 comme alternative à la simple médication à la demande. Toutefois, la question de savoir si la prescription précoce de CSI est également acceptée par les patients est une autre question. Inhalateurs fixes au lieu d’inhalateurs simples : à partir du niveau de thérapie 3, il est recommandé d’utiliser de préférence des combinaisons fixes au lieu d’inhalateurs simples. La raison : les patients préfèrent omettre le CSI prescrit séparément, car il n’apporte aucun avantage en matière de perception subjective.

Les rapports GINA constituent la base des lignes directrices, mais pas dans tous les points.

Ce ne sont là que quelques-uns des nombreux points qui distinguent la ligne directrice remaniée de la version précédente. Même sans lire le document original de 123 pages, vous êtes ou devriez être raisonnablement familier avec les points les plus importants. Les mises à jour du GINA publiées tous les un ou deux ans sont toujours détaillées. Bien sûr, il y a quelques différences entre le catalogue national et le catalogue international des recommandations, sinon vous auriez pu vous épargner tout le travail et vous contenter de consulter le site web du GINA. Lorsqu’il s’agit de savoir ce qu’est une forte dose de SCI, la GINA adopte un point de vue différent de celui des associations professionnelles allemandes et européennes. C’est pourquoi la nouvelle directive contient deux tableaux de doses.

Quatre questions pour évaluer le contrôle de l’asthme

Cependant, les critères de contrôle de l’asthme ont également été adoptés par le GINA. Dans une interview accordée dans le journal des médecins, les quatre questions qui peuvent être utilisées pour clarifier très facilement la qualité du contrôle de l’asthme : comment vous sentez-vous pendant la journée ? Comment vous sentez-vous la nuit ? À quelle fréquence avez-vous besoin de votre médicament à la demande ? Vos activités quotidiennes, sont-elles limitées ? Pour les collègues qui ont peu de temps ou de plaisir à lire, l’expert a préparé sur demande le conseil de lecture suivant : une demi-page sur le contrôle de l’asthme et une demi-page avec le tableau sur la thérapie étape par étape. Si vous intériorisez cela, vous ne pouvez presque rien faire de mal avec votre thérapie contre l’asthme. C’est une sorte de note audacieusement optimiste. C’est probablement un encouragement. Vous devriez vraiment lire ces deux demi-pages.