Ballonnements, coliques, brûlures d’estomac ou simplement digestion difficile. Nombreuses sont les personnes qui souffrent régulièrement de ces maux. Qu’il s’agisse de symptômes digestifs passagers ou persistants, une consultation chez un gastro-entérologue s’impose parfois. Si un patient est diagnostiqué avec un événement thromboembolique dans la zone splanchnique, il existe de nombreuses causes connues. Probablement, en raison de sa rareté, l’hémoglobinurie nocturne paroxystique ou HNP n’est pas toujours considérée comme un diagnostic différentiel possible.

Qu’est-ce que la gastro-entérologie ?

La gastro-entérologie est la spécialité de la médecine qui étudie les organes du tube digestif, leur fonctionnement et leurs pathologies. L’hépatologie prend en charge les maladies du foie. Les organes de la digestion sont composés du tube digestif comme l’œsophage, l’estomac et les intestins, du foie et du pancréas. La proctologie est une spécialité médico-chirurgicale qui fait partie de la gastro-entérologie. Elle étudie plus particulièrement la dernière partie du tube digestif : rectum et anus. La gastro-entérologie est une spécialité frontière puisque la prise en charge nécessite souvent l’avis d’autres spécialistes, ORL, pneumologues, cardiologues, chirurgiens digestifs, nutritionnistes, endocrinologues, oncologue. 

Le gastro-entérologue et son rôle

Le gastro-entérologue ou gastroentérologue est le thérapeute qui s’intéresse au tube digestif et aux organes et glandes qui y sont associés. C’est lui qui étudie les pathologies susceptibles de s’y déclarer. Il existe trois grandes spécialisations en gastro-entérologie. Les gastro-entérologues qui s’occupent plutôt du tube digestif ; les hépatologues du foie et les proctologues essentiellement de l’anus ? Mais la plupart des gastro-entérologues s’occupent de tout, et la spécialité s’appelle d’ailleurs hépato-gastro-entérologie. Le rôle d’un gastro-entérologue est de prévenir, dépister et soigner les maladies digestives. En effet, le gastro-entérologue est chargé de déceler les maladies liées au système digestif, quel que soit l’âge du patient. Chez les personnes de plus de 50 ans, il effectue les examens préconisés pour déceler d’éventuels cancers colorectaux. Par ailleurs, il est de plus en plus amené à éduquer les patients à la prévention de ces maladies du tube digestif, comme celles engendrées par le tabac, l’alcoolisme et une mauvaise alimentation.

Quand faut-il aller voir un gastroentérologue ?

Votre médecin traitant, lors d’une consultation médicale, pourra vous orienter vers un gastroentérologue face à des signes digestifs inhabituels. En cas de vomissement rouge sang ou de selles noires, il faut consulter sans délai au cas où il s’agirait d’une hémorragie digestive. Les douleurs aiguës et persistantes doivent aussi amener à consulter rapidement, en cas d’occlusion, de perforation intestinale ou de calculs biliaires. Dans un premier temps, il est préférable de voir votre médecin pour une consultation médicale. C’est dans le cas où la situation demande des examens plus poussés qu’il vous recommandera un gastroentérologue. Cette discipline étant de plus en plus spécialisée. Si la situation se veut soudaine et très douloureuse, appelez votre généraliste immédiatement ou rendez vous au service des urgences de l’hôpital le plus proche. Et cela demande une hospitalisation urgente.

Les différentes pathologies en gastro-entérologie

Diverses affections peuvent être à l’origine des troubles de l’appareil digestif et requérir la consultation d’un gastro-entérologue. Parmi ces pathologies, l’on retrouve entre autres les hémorroïdes, les calculs biliaires, la maladie de Crohn, une occlusion intestinale ou encore une cirrhose. Le domaine de la gastro-entérologie traite aussi d’autres maladies comme une hépatite, une appendicite, une pancréatite, une rectite, un ulcère duodénal ou gastrique, le syndrome de l’intestin irritable ou une maladie cœliaque. Le traitement des tumeurs bénignes ou malignes de l’œsophage, de l’estomac, du foie ou encore du côlon est également concerné. 

Thromboses veineuses splanchniques

Les thromboses veineuses splanchniques sont une forme rare de maladie thromboembolique veineuse. Elles incluent les thromboses porto-mésentériques, la thrombose de la veine porte et/ou de la veine mésentérique supérieure et/ou de la veine splénique et les thromboses des veines hépatiques Budd-Chiari. Elles peuvent être favorisées par des causes locales ou systémiques. L’approche thérapeutique est souvent complexe en raison de l’hétérogénéité des patients et des données limitées sur le sujet. Le traitement repose sur l’anticoagulation, qui doit être individualisée en fonction du risque hémorragique du patient, notamment en présence d’hypertension portale concomitante. Une consultation multidisciplinaire est en place aux Hôpitaux universitaires de Genève et permet d’optimiser la prise en charge de ces patients. Probablement, les lignes directrices de pratique clinique de l’Association européenne pour l’étude du foie, EASL, recommandent que les patients atteints du syndrome de Budd-Chiari ou d’une thrombose de la veine porte sans maladie hépatique sous-jacente soient testés pour la PNH. Dans le cas de la thrombose de la veine porte, l’hépatopathie cirrhotique et maligne doit être exclue au préalable. 

Pour ces patients, beaucoup dépendent de la capacité de leur médecin traitant à entendre clairement pendant l’examen et inclut même cette maladie très rare et mortelle dans les considérations de diagnostic différentiel. C’est là que les gastro-entérologues et les hépatologues sont explicitement sollicités.