On ne parle de burnout que lorsqu’il n’y a pas d’autres maladies sous-jacentes qui déclenchent l’invalidité professionnelle. Pour le diagnostic, la visite chez le médecin de famille est donc indispensable en tant que premier interlocuteur. Les personnes concernées en ont souvent peur, car la visite chez le médecin est considérée comme une sortie. Néanmoins, il est très important de ne pas reporter trop longtemps la visite chez le médecin et de prendre la maladie au sérieux. Souvent, les médecins délivrent directement un certificat de maladie en cas d’épuisement professionnel, afin que la personne concernée puisse être traitée et se rétablir. Les signes d’épuisement professionnel font généralement l’objet d’un examen plus approfondi. Des tests sont utilisés pour l’évaluation, et un modèle de phase peut également être utilisé pour identifier le burnout.

– Entretien psychiatrique psychothérapeutique

Une conversation avec un psychologue peut également être utile pour le diagnostic. Ici, le psychologue pose quelques questions pour connaître les causes et les symptômes exacts du burnout. Il s’agit notamment des circonstances actuelles et des plaintes, ainsi que des attitudes personnelles à l’égard du travail, de la famille et des amis. Les maladies consécutives déjà constatées, telles que la dépression ou les troubles de la douleur, peuvent également être diagnostiquées au cours d’un tel entretien.

– Examen physique

Les premiers symptômes physiques du burnout, tels que la fatigue, l’épuisement et les troubles du sommeil, incitent généralement les personnes concernées à consulter leur médecin de famille. Pendant l’examen, le médecin demande à la personne concernée, en cas de suspicion de burnout, par exemple les éléments suivants. À l’aide d’examens physiques complémentaires, le médecin peut exclure d’autres causes, car la fatigue et l’épuisement, par exemple, peut également indiquer un dysfonctionnement de la thyroïde. Des analyses de sang, des échographies ou d’autres méthodes peuvent être utilisées pour déterminer si c’est le cas ou si d’autres maladies sont impliquées. Si le médecin de famille soupçonne un épuisement professionnel, le patient est orienté vers un spécialiste. Un spécialiste du burnout est un psychologue ou un psychothérapeute médical.

– Différentiel diagnostic

Comme de nombreux symptômes de l’épuisement professionnel se recoupent avec d’autres maladies, telles que la dépression ou la fatigue chronique, il est nécessaire de les différencier afin de poser un diagnostic correct. Malheureusement, il n’existe toujours pas de définition clinique générale de l’épuisement professionnel, ce qui rend difficile le diagnostic de l’épuisement en tant que tel. Dans le cas du burnout, une attention particulière est accordée à trois dimensions : l’épuisement émotionnel, la dépersonnalisation et d’autres symptômes typiques. De cette façon, d’autres maladies peuvent être exclues.

D. Quel est le test de burnout ?

Il existe également différents tests permettant d’établir un diagnostic d’épuisement professionnel, par exemple le MBI, la mesure du Tedium et des autotests. Elles sont présentées dans les sections suivantes.

§. Inventaire d’épuisement de Maslach : MBI

Le MBI, abréviation de Maslach Burnout Invetory, est le test le plus couramment utilisé pour le burnout. Ce test comporte 22 questions, dont les réponses sont réparties en trois échelles. Ces échelles sont orientées autour de l’épuisement émotionnel, de la dépersonnalisation : y compris le comportement cynique, et de l’épanouissement personnel, y compris la satisfaction des performances. Les déclarations typiques sont filtrées dans ce test. Il s’agit, par exemple, de : Je me sens émotionnellement épuisé par mon travail ou J’ai l’impression d’être à bout de souffle. Cependant, tous les symptômes, comme le fait de se sentir initialement très engagés puis de se désintéresser, ne sont pas inclus dans le MBI.

 

#. Mesure du Tedium : mesure de l’épuisement professionnel

En outre, il existe la mesure du Tedium, ou également appelée mesure de l’épuisement professionnel, et contient 21 questions. La personne concernée doit répondre à ces questions sur une échelle de un à sept, en indiquant dans quelle mesure la question s’applique à elle, 1 signifie ici ne s’applique jamais et 7 s’applique toujours. Le questionnaire porte sur l’épuisement physique, émotionnel et mental. Les questions typiques sont les suivantes : Êtes-vous physiquement épuisé ? Vous sentez-vous émotionnellement épuisé ? ou Vous sentez-vous épuisé ?. La différence avec le MBI est que la dépersonnalisation et la satisfaction des performances ne sont pas incluses dans l’évaluation.

&. Autocontrôles

Ceux qui ont encore trop peur de se rendre chez un médecin peuvent également effectuer un autotest à domicile. Il ne peut remplacer le diagnostic d’un médecin, mais peut donner des indications initiales. Pour un premier auto-test, vous pouvez consulter différents sites sur Internet. L’un d’eux propose un auto-test. Vous pouvez choisir entre un test rapide de deux minutes et un test d’épuisement détaillé, qui prend environ 20 à 30 minutes.

E. Quel est le traitement de burnout

L’épuisement professionnel est une affection grave qui doit être traitée de manière professionnelle. Plus le burnout est détecté tôt, plus il est possible de le soigner. Il existe différents niveaux de traitement du syndrome d’épuisement professionnel. Des associations et groupes d’entraide aux pratiques de guérison et aux psychothérapies. On va présenter les différentes options dans les sections suivantes.

= Traitement à court terme

La thérapie à court terme s’adresse aux personnes pour lesquelles un séjour prolongé à l’hôpital n’est pas possible pour diverses raisons et dont le burnout n’est qu’en phase initiale. On s’attache ici à traiter et à soulager les troubles psychologiques et psychosomatiques. Même un court éloignement de la vie professionnelle et du quotidien stressant permet d’améliorer les plaintes. Ensuite, on se concentre sur le désamorçage du problème et on élabore des stratégies d’adaptation, telles que la maîtrise de soi et la prise en charge de soi.

= Thérapie comportementale

La thérapie cognitivo-comportementale aide à invalider et à dissoudre les schémas comportementaux et les idées fausses. Cela s’explique par le fait que les victimes de burnout les ont intériorisés sur une longue période. Dans la thérapie comportementale, ces schémas de pensée sont remis en question et analysés, car l’objectif est de reconnaître les schémas problématiques et de les modifier lentement mais sûrement.

= Psychothérapie

En psychothérapie, des liens sont établis entre la maladie et le mode de vie. L’objectif est de déterminer quelles sont les influences externes et internes qui influencent l’état de santé d’une personne. En fonction de l’intensité, la personne concernée peut recourir à une aide ambulatoire, à des visites dans des cliniques de jour ou à des séjours stationnaires : par exemple sous forme de cure. Selon la forme de thérapie, la caisse d’assurance maladie prend en charge ce traitement dans sa totalité ou au prorata. Dans d’autres pays, la psychothérapie ambulatoire agréée par l’assurance maladie comprend la thérapie comportementale, la thérapie basée sur la psychologie des profondeurs et la psychanalyse. Elles sont réalisées par des psychothérapeutes médicaux ou psychologiques. En outre, il existe également la possibilité de faire une cure dans une clinique de cure psychosomatique après consultation. La durée du séjour est généralement comprise entre trois et six semaines. En cas de symptômes particulièrement prononcés de burnout, un séjour dans une clinique psychiatrique doit être utilisé comme traitement intensif. Cela aide la personne concernée à accepter la situation et, grâce à des routines quotidiennes claires et à des discussions individuelles ou de groupe, elle retrouve une routine qu’il était difficile de retrouver avec le burnout.

= Autres options thérapeutiques

Grâce à Internet, vous pouvez trouver différents groupes d’entraide dans votre région, partout en Allemagne. La prise de conscience du fait que l’on est touché par l’épuisement professionnel et la gestion active de cet état pathologique, qui inclut également la communication à ce sujet avec d’autres personnes atteintes, constitue une étape importante du processus de guérison. Les pratiques de guérison utilisent généralement la voie naturelle vers la santé. La thérapie comprend, par exemple, l’équilibrage des micronutriments, l’élimination des toxines du corps et l’accompagnement holistique sur le plan spirituel et psychologique. Une approche thérapeutique fréquemment utilisée est la médecine traditionnelle chinoise : MTC. Ici, l’acupuncture est en partie utilisée. Dans de nombreuses cliniques, outre les thérapies susmentionnées, la thérapie corporelle, l’art-thérapie et l’ergothérapie sont également proposées pour lutter contre le burnout. Un plan de thérapie doit être adapté aussi individuellement que possible à la personne concernée, et un séjour en milieu hospitalier donne aux personnes concernées la possibilité de traiter les problèmes de manière intensive et en toute tranquillité. Avant tout, ils doivent apprendre à percevoir leurs propres besoins et à relâcher les tensions physiques. En outre, l’activité physique peut également contribuer à accélérer le processus de récupération, car elle a un effet positif sur la sensation corporelle et la confiance en soi. L’activité physique comprend également des techniques de relaxation, par exemple le training autogène ou la relaxation musculaire progressive.

= Traitement de la toxicomanie

Malheureusement, il n’existe pas de médicament spécifique pour le burnout. Toutefois, en plus de la psychothérapie, des antidépresseurs peuvent être prescrits si la personne concernée souffre de symptômes graves de dépression. Il s’agit notamment d’un manque de dynamisme, d’une perte d’intérêt et d’un vide intérieur.

F. Quel est la prévention du burnout ?

Comme le burnout peut toucher n’importe qui, il est important de suivre un comportement préventif. Dans les sections suivantes, voici des stratégies possibles de prévention.

* Fixer des objectifs personnels

Une stratégie importante consiste à fixer des objectifs personnels et à décider de ce qui est vraiment important pour soi. De cette manière, on peut cibler l’énergie et dire adieu aux idées qui ont été inculquées par les autres et par la société. On se libère des attitudes perfectionnistes et des conditions de concurrence dans le monde du travail. Avec une bonne structure et une bonne organisation, on peut poursuivre ses objectifs personnels tout en étant peu stressé.

* Prendre confiance

Une autre méthode consiste à renforcer l’estime de soi. Les personnes qui font dépendre leur estime de soi principalement de leur rôle au travail ou dans leur vie personnelle sont particulièrement sujettes au burnout. Si vous avez une forte acceptation de vous-même, votre estime de soi est également assez élevée et indépendante des réussites. De cette façon, il n’y a pas de surengagement et on ne se sent pas exploité. Par exemple, pour renforcer l’estime de soi.

* Gestion du temps

Le stress est souvent causé par une mauvaise gestion du temps. La gestion du temps est particulièrement importante dans les emplois exigeants, afin d’éviter de s’enliser et de subir un stress supplémentaire. Il est utile de planifier soigneusement vos tâches au travail et dans la vie de tous les jours, de les classer en fonction de leur importance et d’assigner aux tâches des moments précis où elles doivent être accomplies. Vous devez vous assurer que les tâches ne se chevauchent pas et qu’elles doivent être effectuées en même temps. Dans la gestion du temps, il est également important de prêter attention aux pauses et aux périodes de repos afin de pouvoir se détendre.

* Contacts sociaux

Les contacts sociaux sont utiles pour éviter l’épuisement. En prenant du temps pour les amis et la famille, on crée un équilibre dans la vie professionnelle. Il est utile de prévoir des rendez-vous fixes et d’intégrer des rituels dans la vie quotidienne. Il suffit de cuisiner ensemble ou de passer simplement du temps ensemble. La simple proximité des autres est bénéfique, les câlins, les contacts et la tendresse ont des effets apaisants. Vous pouvez vous épancher et parler de choses et de sentiments qui sont souvent passées sous silence dans la vie quotidienne. Cependant, il faut faire très attention à passer du temps principalement avec des personnes qui donnent de l’énergie et n’en prennent pas.

* Régime équilibré

Une alimentation équilibrée, surtout combinée avec un exercice régulier et à beaucoup de mouvements, peut aider à prévenir l’épuisement. Il est également utile d’éviter les stimulants comme la caféine et la nicotine ou les excitants comme l’alcool et le sucre ou d’en limiter la consommation autant que possible. Il est important de prendre le temps de manger et de ne pas seulement prendre quelque chose rapidement en chemin. Certaines personnes trouvent utile de décorer la table à manger ou de passer consciemment leur pause déjeuner loin de leur bureau.

* Réduction du stress et relaxation

Il est important de prendre du temps dans la vie quotidienne et dans le monde du travail. Même une pause de 15 à 30 minutes peut vous aider à vous détendre. Pendant ce temps, vous pouvez écouter de la musique, faire une sieste ou vous promener, par exemple. Il est également utile de prévoir un jour de congé par semaine. Ce jour-là, vous ne devez pas travailler, faire le ménage ou avoir d’autres obligations. Le niveau d’énergie diminue et le corps récupère. Pour réduire le stress, vous pouvez tenir un journal du stress. De cette façon, vous pouvez rapidement trouver les facteurs de stress et les réduire. Vous évaluez ici la sensation de stress et son intensité sur une échelle de 1 à 10. Il est important d’expliquer les situations déclenchantes et la sensation de stress.

* Exercice suffisant

À notre époque, on passe beaucoup de temps assis. Cela doit être équilibré par une activité physique suffisante, car le mouvement déclenche les endorphines. Il suffit de bouger deux à trois fois par semaine pendant environ 30 minutes. La marche, le vélo, le jogging ou tout autre type d’exercice peuvent vous aider à faire plus d’exercice. Si possible, vous pouvez également effectuer une grande partie de vos déplacements quotidiens à pied ou à vélo et éviter d’utiliser la voiture.

* Un sommeil sain

Avec un sommeil sain et suffisant, vous êtes plus résilient pendant la journée. Avant d’aller se coucher, il vaut mieux éviter les thrillers et les films d’action et lire des livres plutôt légers. L’alcool et les aliments lourds nuisent également à la qualité du sommeil. Par beau temps, une promenade nocturne est également utile. Voici d’autres conseils pour un sommeil sain. Les siestes réparatrices peuvent également être utiles pendant la journée. Il s’agit de siestes qui durent 10 à 20 minutes et qui aident le corps à se détendre pendant la phase de digestion après le repas.

G. Conclusion

La prévention est également la meilleure thérapie contre l’épuisement professionnel. Le burnout peut être évité dans la plupart des cas grâce à des règles claires et, surtout, être traité plus facilement s’il est détecté à temps.