L’évolution du syndrome de fatigue chronique est imprévisible. Parfois, elle disparaît en un peu plus de six mois, mais elle peut durer des années ou persister toute la vie. La fatigue est l’une des cinq plaintes les plus fréquentes des médecins généralistes. Dans ces cas-là, c’est au médecin de trouver une cause au manque de volonté.

Les plus courantes causes :

– Maladies cardiovasculaires (insuffisance cardiaque, arythmies, etc.) ;

– Maladies auto-immunes (lupus, polymyosite, etc.) ;

– Les maladies pulmonaires (emphysème, maladies infectieuses, etc.) ;

– Maladies endocriniennes (hypothyroïdie, diabète, etc.) ;

– Les maladies musculaires et neurologiques ;

– Apnée du sommeil et narcolepsie ;

– Abus d’alcool et d’autres drogues ;

– L’obésité ;

– Dépression et autres troubles psychiatriques ;

– Infections ;

– Les tumeurs malignes.

Les gènes de la fatigue chronique

L’expérience montre qu’un contingent expressif de personnes qui se plaignent de fatigue ne correspond à aucun de ces diagnostics. La tendance des médecins dans ces cas est d’attribuer la plainte aux tribulations de la vie moderne : mauvaises nuits de sommeil, alimentation insuffisante, manque d’activité physique, problèmes psychologiques ou simple manque de volonté de travailler. Certains de ces patients, cependant, se sentent très malades, excessivement fatigués, incapables de se concentrer sur leur travail et d’accomplir leurs tâches quotidiennes. Mal informés, ils passent par les bureaux du Saint-Sacrement derrière un médecin qui prend leurs problèmes au sérieux, leur offre un espoir d’amélioration ou au moins une explication du mal qui les afflige. Ils sont porteurs du syndrome de fatigue chronique, diagnostiqué plus fréquemment chez les femmes que chez les hommes. La plupart du temps, la maladie se déclare insidieusement après un rhume, une grippe, une sinusite ou un autre processus infectieux. Cependant, pour des raisons inconnues, l’infection disparaît, mais laisse dans son sillage des symptômes d’indisposition, de fatigue et de faiblesse musculaire qui s’améliorent, mais reviennent périodiquement, par cycles, pendant des mois ou des années. 

Comment différencier cet état de fatigue chronique de ceux associés aux exigences de la vie urbaine ? 

Il n’existe pas de tests de laboratoire spécifiques pour identifier la fatigue chronique. Les critères pour établir le diagnostic sont les suivants : toute personne présentant une fatigue persistante, inexpliquée par d’autres causes, qui présente au moins quatre des symptômes mentionnés ci-dessous, pendant une période d’au moins six mois, est considérée comme atteinte du syndrome :

– Certaines études suggèrent que la prédisposition génétique, les maladies infectieuses antérieures, la tranche d’âge, le stress et les facteurs environnementaux ont une influence sur l’histoire naturelle de la maladie. On se souvient également de conditions telles que l’hypoglycémie, l’anémie, l’hypotension artérielle ou de mystérieux virus, mais la vérité est que les causes du syndrome de fatigue chronique sont inconnues.

– L’évolution de la maladie est imprévisible. Parfois, elle disparaît en un peu plus de six mois, mais elle peut durer des années ou persister toute la vie.

– L’ignorance des causes du syndrome explique l’absence de traitements spécifiques pour ses porteurs. Les symptômes sont susceptibles de faire l’objet de traitements palliatifs, mais les anti-inflammatoires sont recommandés pour les douleurs musculaires ou articulaires ; les antidépresseurs peuvent améliorer la qualité du sommeil.

– Les changements de mode de vie peuvent être utiles. Les experts recommandent une alimentation équilibrée, une consommation modérée d’alcool, un exercice régulier en fonction des dispositions physiques et le maintien d’un équilibre émotionnel pour contrôler le stress.

– La rééducation et le conditionnement physique sont fondamentaux pour le maintien de l’activité physique et professionnelle.

Comme pour toutes les maladies mal connues, les traitements dits naturalistes prolifèrent, dont certains revendiquent des résultats miraculeux pour la fatigue chronique. Malheureusement, il n’y a pas de preuve scientifique qu’ils modifient l’évolution de la maladie.

Traitements médicaux 

La cause de ce syndrome n’étant pas connue avec certitude, il n’existe pas de traitement spécifique au syndrome de fatigue chronique dont l’efficacité ait été clairement démontrée. En pratique, les traitements visent à soulager les symptômes, à donner le maximum d’autonomie au malade et à maximiser ses capacités. Comme le traitement n’est pas spécifiques, de nombreuses approches sont intéressantes pour viser à diminuer le plus possible l’épuisement des malades :
– Suivre des règles d’hygiène de santé et de diététique ;
– Rééducation musculaire très lente : parfois des séances de seulement 2 minutes 2 à 3 fois par semaine au début ;
– Rechercher et soigner les foyer d’infection ;
– Relaxation, sophrologie, méditation, yoga ;
– Thérapie comportementale, soutien psychologique ;
– Régulation du sommeil ;
– Éliminer les facteurs d’allergie et soigner les allergies fréquentes dans ce syndrome ;
– Équilibrer la flore intestinale ;
– Traiter les troubles respiratoires ;
– Traiter un état de stress post traumatique résultant d’un traumatisme ancien.