Qu’est-ce qu’une vessie hyperactive ?

Publié le : 03 décembre 20207 mins de lecture

Une vessie hyperactive provoque une envie soudaine d’uriner. L’envie peut être difficile à arrêter et peut entraîner des pertes involontaires d’urine. Les personnes souffrant d’une vessie hyperactive peuvent se sentir gênées, isolées ou limitées dans leur travail et leur vie sociale. La bonne nouvelle est qu’une brève évaluation permet de déterminer si les symptômes ont une cause précise. La prise en charge commence souvent par des stratégies comportementales, comme les techniques de rétention d’urine après les exercices du plancher pelvien. Si ces premiers efforts ne suffisent pas, des médicaments sont disponibles.

Qu’est-ce qui provoque une vessie hyperactive ?

Les reins produisent de l’urine, qui s’écoule dans la vessie. Lorsqu’elle urine, la vessie passe par une ouverture au fond de la bouche et s’écoule dans un tube appelé urètre. Chez la femme, l’ouverture urétrale est située juste au-dessus du vagin. Chez l’homme, l’ouverture urétrale se trouve à l’extrémité du pénis. Lorsque la vessie se remplit, les signaux nerveux envoyés au cerveau déclenchent le besoin d’uriner. Lors de la miction, les signaux nerveux coordonnent le relâchement des muscles du plancher pelvien et celui de l’urètre. Les muscles de la vessie se resserrent, repoussant l’urine vers l’extérieur. La vessie est hyperactive parce que les muscles de la vessie commencent à se contracter involontairement même lorsque le volume d’urine est faible. Plusieurs affections peuvent contribuer aux signes et symptômes de l’hyperactivité vésicale, notamment l’hyperactivité de la vessie : les troubles neurologiques, tels que les accidents vasculaires cérébraux et la sclérose en plaques. Le diabète, les drogues qui provoquent une augmentation rapide de la production d’urine. Les facteurs qui entravent l’écoulement de la vessie, tels que l’hypertrophie de la prostate, la constipation, la cystite, la cystite hémorragique, l’urétrite, la cystite interstitielle ou des opérations antérieures pour traiter d’autres formes d’incontinence. La détérioration des fonctions cognitives due au vieillissement, qui peut rendre plus difficile la compréhension des signaux que la vessie reçoit du cerveau. Difficulté à marcher, ce qui peut conduire à ne pas pouvoir se rendre rapidement aux toilettes. Une vidange incomplète de la vessie, qui peut entraîner des symptômes de vessie hyperactive, car il reste peu de place pour retenir l’urine.

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Quels sont les facteurs de risque ?

En vieillissant, les risques de développer une vessie hyperactive augmentent. Vous êtes également plus exposé aux maladies et aux troubles, tels que l’hypertrophie de la prostate et le diabète, qui peuvent contribuer à d’autres problèmes liés au fonctionnement de la vessie. De nombreuses personnes atteintes de démence, par exemple, développent une vessie hyperactive après un accident vasculaire cérébral ou la maladie d’Alzheimer. Certaines personnes atteintes d’une vessie hyperactive ont également des problèmes de contrôle intestinal.

Comment le diagnostiquer ?

Si vous avez une envie anormale d’uriner, votre médecin vérifiera la présence d’une infection ou de sang dans vos urines. Votre médecin peut également s’assurer que vous videz complètement votre vessie lorsque vous urinez. Il cherchera des indices qui peuvent également indiquer des facteurs contribuant à l’énurésie. Les tests doivent comprendre : les antécédents médicaux l’examen physique, axé sur l’abdomen et les organes génitaux un échantillon d’urine pour vérifier l’absence d’infection, de traces de sang ou d’autres anomalies un examen neurologique ciblé qui peut identifier des problèmes sensoriels ou des réflexes anormaux des tests spéciaux votre médecin peut ordonner un simple test urodynamique pour évaluer le fonctionnement de la vessie et sa capacité à la vider constamment et complètement. Les tests comprennent : mesure de la quantité d’urine laissée dans la vessie.

Quel traitement faut-il suivre ?

Une combinaison de stratégies de traitement peut être la meilleure approche pour soulager les symptômes de l’hyperactivité vésicale. Les interventions comportementales sont le premier choix pour aider à gérer une vessie hyperactive. Ils sont souvent efficaces et n’ont pas d’effets secondaires. Les interventions comportementales peuvent comprendre : des exercices des muscles du plancher pelvien.

– Poids optimal. Si vous êtes en surpoids, perdre du poids peut soulager vos symptômes.

– Cathéter intermittent. L’utilisation périodique d’un cathéter pour vider la vessie aide celle-ci à faire ce qu’elle ne peut pas faire seule.

– Tampons absorbants. Le port de couches peut protéger vos vêtements et contribuer à prévenir des accidents gênants.

– Médicaments : les médicaments qui détendent la vessie peuvent aider à soulager les symptômes d’une vessie hyperactive et à réduire les épisodes d’incontinence par impériosité. Les effets secondaires les plus courants de la plupart de ces médicaments sont la sécheresse des yeux et de la bouche. La constipation, autre effet secondaire potentiel, peut aggraver les symptômes

– Injections dans la vessie : le Botox, utilisé à petites doses directement injecté dans les tissus de la vessie, peut paralyser partiellement les muscles. La recherche clinique montre qu’il peut être utile pour l’incontinence grave. Les effets temporaires durent généralement cinq mois ou plus, mais des injections répétées sont nécessaires. Environ la moitié des personnes ont eu des effets secondaires à la suite de ces injections.

– Stimulation des nerfs : des impulsions nerveuses régulières vers la vessie peuvent améliorer les symptômes de l’hyperactivité vésicale. L’une des procédures utilise un mince fil métallique placé près des nerfs sacrés, qui transmet les signaux à la vessie.

– Chirurgie : la chirurgie pour traiter la vessie hyperactive est réservée aux personnes présentant des symptômes graves qui ne répondent pas aux autres traitements. L’objectif est d’améliorer la capacité de la vessie à stocker l’urine et à réduire la pression. Toutefois, ces procédures ne contribueront pas à soulager la douleur. Chirurgie pour augmenter la capacité de la vessie : cette procédure utilise des morceaux d’intestin pour remplacer une partie de la vessie. Elle n’est utilisée que dans les cas d’incontinence grave qui ne répond pas à d’autres mesures de traitement plus conservatrices ; l’ablation de la vessie : cette procédure est utilisée en dernier recours et consiste à enlever la vessie et à construire chirurgicalement une vessie de rechange ou une ouverture dans le corps pour attacher un sac à la peau afin de recueillir l’urine..

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