Le régime sans gluten est devenu très populaire ces dernières années. Aujourd’hui, de plus en plus de personnes adoptent ce type de régime, qui n’est plus une option réservée aux seuls cœliaques, ceux qui sont intolérants à cette protéine.

Dans le billet d’aujourd’hui, on va parler de certains des principaux avantages de l’élimination du gluten d’un régime alimentaire, ainsi que de quelques conseils rapides pour vous permettre d’adopter ce nouveau mode de vie.

Qu’est-ce que le gluten ? Dans quels aliments le trouve-t-on ?

Le gluten est une protéine sans valeur nutritive, qui contribue à assurer la viscosité et la texture (élasticité) d’un aliment. En général, on le trouve très souvent dans les pains et les pâtes. Les boissons comme la bière peuvent également contenir cette protéine dans leur composition.

Aujourd’hui, vous trouverez difficilement un aliment transformé qui ne présente pas de gluten. Il est donc nécessaire de faire très attention avant d’acheter les produits au supermarché, surtout si vous voulez éliminer complètement cette protéine de votre alimentation.

On va aborder ci-dessous certains des avantages que vous pouvez avoir en supprimant le gluten de votre alimentation. Sachez qu’il n’est pas nécessaire d’être intolérant pour tirer certains avantages de ce mode d’alimentation.

Quels sont les avantages de l’élimination de ce nutriment ?

Un régime riche en gluten peut entraîner une rétention d’eau (ballonnements), des troubles intestinaux, des problèmes de peau et toute une série d’autres symptômes qui peuvent varier d’une personne à l’autre.

Contrairement à ce que certaines personnes imaginent, supprimer cette protéine de votre alimentation ne vous fait pas perdre de poids. Ce nutriment n’a pas de valeur calorique significative, et n’est donc pas en mesure de faire prendre ou perdre du poids.

Ce qu’il faut savoir, c’est que le gluten étant présent dans les pâtes et dans les plats à haute valeur calorique, la restriction ou la réduction de ces aliments peut entraîner la perte de quelques kilos superflus.

Amélioration des images des maladies de la peau

Si vous souffrez de dermatite ou d’autres affections cutanées cliniques, le gluten peut agir directement sur votre état. En l’éliminant, on peut obtenir une amélioration significative dès les premières semaines.

Cependant, on insiste sur le fait qu’il faut faire des expériences pour observer si ce nutriment affecte ou non votre peau. Dans ce cas, l’individualité est très importante et en aucun cas l’élimination du gluten ne doit être considérée comme un remède absolu.

Les démangeaisons et autres symptômes apparemment inexpliqués peuvent également s’améliorer avec la restriction de ce nutriment.

Diminution du gonflement du corps

Un régime alimentaire sain est capable de réduire le redoutable gonflement, qui touche, dans sa majorité, les femmes de tous âges. D’autre part, sachez que le gluten peut être l’un des principaux méchants de la rétention d’eau.

En supprimant cette substance de votre alimentation, vous pouvez rapidement constater la réduction des mesures et une apparence plus saine en général.

Amélioration des problèmes intestinaux

Le gluten provoque souvent des troubles intestinaux et gastriques chez les personnes qui présentent une intolérance ou une sensibilité à cette protéine. Dans ces cas, l’élimination de cette substance du régime alimentaire est essentielle pour atteindre le bien-être.

Comme vous pouvez le constater, l’élimination du gluten de votre vie quotidienne présente plusieurs avantages. Actuellement, ce type de régime n’est pas aussi compliqué qu’il y a quelques années, notamment parce qu’il existe des produits spéciaux, pour les personnes qui décident de manger de cette façon.

Votre santé vous remerciera de ce changement, et votre bien-être vous incitera certainement à poursuivre sur la voie de l’amélioration continue. N’oubliez pas de consulter un nutritionniste avant de commencer.

Un régime sans gluten est-il plus digeste ?

C’est possible. Les protéines du gluten sont riches en proline, un acide aminé qui les rend moins accessibles que d’autres aux enzymes du tube digestif. De ce fait, la digestion du gluten laisse de petits fragments. Chez les malades cœliaques et chez les allergiques au blé, certains de ces fragments peuvent être reconnus par le système immunitaire et déclencher leur maladie.

Chez les personnes avec une sensibilité au gluten non cœliaque, un effet sur la perméabilité intestinale a été évoqué. La sous-muqueuse étant particulièrement innervée, cette perméabilité peut générer des symptômes comme des ballonnements ou de la diarrhée, dit un gastro-entérologue. Cependant, sans que l’on sache pourquoi, cela ne concerne pas tout le monde. « L’une des pistes explorées est la différence interindividuelle de perception des sensations : l’intéroception ou conscience de l’état interne de son corps. On peut supposer que les signaux nerveux envoyés par la sphère intestinale au cerveau peuvent être amplifiés chez certains. » Il pourrait s’agir souvent de personnes stressées, anxieuses ou déprimées.

En l’absence de marqueurs caractéristiques comme dans la maladie cœliaque ou l’allergie au blé, seule l’exclusion du gluten permet de déterminer si les difficultés digestives sont liées à son ingestion. Et encore : pas de façon certaine.

Réduit-il les maladies inflammatoires intestinales ?

Non, à l’exception de la maladie cœliaque. Il n’y a que chez les malades cœliaques que l’ingestion de gluten provoque une réaction inflammatoire, facilement détectable par des marqueurs sanguins. Cela endommage la paroi intestinale et en détruit les villosités : c’est ce qui nécessite l’éviction totale des aliments qui en contiennent.

En ce qui concerne les autres maladies inflammatoires de l’intestin ou le syndrome de l’intestin irritable, le gluten n’est pas en cause et n’aggrave pas l’inflammation. En revanche, on peut penser que son éviction permet d’alléger les symptômes, dans la mesure où il est mal digéré par certains. Il est recommandé d’adopter un régime sans gluten lors des poussées. Ainsi, les personnes souffrant de maladies inflammatoires digestives disent se sentir mieux sans gluten.

Les troubles articulaires ou rhumatismaux sont-ils améliorés ?

Oui, chez certains. Là encore, pas de lien de cause à effet, ni de preuves scientifiques, mais des témoignages. On suppose que le gluten pourrait augmenter l’état inflammatoire chez ces patients en augmentant la perméabilité intestinale. Mais sans preuve.

A-t-il un impact sur le diabète ?

Pas du tout, ou indirectement. Il n’y a que dans la maladie cœliaque que l’on observe un lien entre gluten et diabète de type 1. Dans les deux cas, des maladies auto-immunes. Quant à l’effet que peut avoir un régime sans gluten sur le diabète de type 2, il dépend surtout de l’hygiène alimentaire adoptée. S’il s’agit de remplacer le blé et ses dérivés par des produits industriels type pain, pizzas, biscuits sans gluten, l’effet est plutôt néfaste car ces produits sont souvent enrichis en sucre et graisses et les farines utilisées affichent un index glycémique élevé. Si, au contraire, supprimer le gluten revient à manger plus sainement en réduisant la part des produits industriels et en augmentant la part de produits frais, naturellement sans gluten comme les fruits et les légumes, les viandes, les poissons, l’impact sur les paramètres santé peut être positif.

Est-on plus en forme, moins fatigué ?

Peut-être. Mais cet effet est alors indirect. On penche pour un effet placebo. Quand on change son régime alimentaire, que l’on est persuadé de se faire du bien, cela peut générer un certain dynamisme. Par ailleurs, plus la digestion est facile, plus on se sent léger et en forme. Quid alors des sportifs qui affirment voir leurs résultats décuplés avec un régime sans gluten ? Une étude a été menée à ce sujet auprès de cyclistes, note le gastro-entérologue. Ces derniers ont été soumis, à l’aveugle, à des régimes avec et sans gluten. Conclusion : il n’y a pas de différence dans les performances.

Il est possible qu’en modifiant la perméabilité de la paroi intestinale, le gluten réussit à franchir la barrière intestinale et se retrouve en circulation dans le sang. Cela pourrait agir au niveau de la barrière cérébrale (hémato-encéphalique) ou au niveau du nerf vague, et ainsi générer fatigue, maux de tête. Mais ce ne sont que des hypothèses.

Les allergies sont-elles diminuées ?

Non. À l’exception de l’allergie au blé et de la maladie cœliaque dans lesquelles l’ingestion de gluten entraîne une réaction inadaptée des défenses immunitaires de l’organisme, le gluten ne génère pas de réactions allergiques. Là encore, l’amélioration décrite par certains peut être indirecte. Quand on digère mieux, on est moins stressé, ce qui peut diminuer les réactions allergiques. Il ne faut pas écarter la piste des relations entre le cerveau et le tube digestif.

Le régime sans gluten impacte-t-il positivement l’humeur et les capacités cognitives ?

Apparemment, chez certains. Plusieurs hypothèses sont avancées : l’effet placebo, les rapports entre les intestins et le cerveau, la composition du microbiote. Un nombre croissant de données montrent que celle-ci peut influencer le comportement et la sensibilité au stress. La consommation de gluten pourrait peut-être moduler la composition de la flore intestinale. Néanmoins, rien n’est démontré.

Quelles conclusions ?

Il existe une sensibilité au gluten non cœliaque qui se manifeste par des symptômes digestifs et extra-digestifs qui surgissent après en avoir ingéré, et disparaissent quand on l’évince. Mais il n’existe aucun critère objectif permettant d’établir un diagnostic.

Contrairement à la maladie cœliaque et à l’allergie au blé, cette sensibilité ne revêt pas de caractère de gravité. « Exclure le gluten améliore l’inconfort ressenti, mais il est possible pour ces personnes d’en consommer sans conséquences pour leur santé ».

S’il n’y a, pour l’instant, aucune explication scientifique, plusieurs hypothèses sont avancées, comme les liens entre le cerveau et les intestins ou le microbiote. Le problème ne se limite peut-être pas au gluten. Certains spécialistes parlent plutôt d’une sensibilité au blé. Il est, en effet, important de tenir compte des autres composants des aliments incriminés dans les symptômes ressentis.